vendredi 16 août 2019

Provocation

En plus de ce que j'ai déjà entendu avant d'entrer et à l’intérieur du centre commercial j'entends en passant à la caisse la caissière discuter avec la cliente précédente:
"Je l'aurais engagé, il a un niveau chef de projet".

Je pose cette  question à la caissière: 
"Pensez vous que j'ai un niveau chef de projet?" 

La réponse :
"Je ne sais pas".

J'ai donc essayé d'amorcer un dialogue sans passer directement au injures.
C'est une impasse aussi.

Pour être chef de projet il faudrait à mon avis avoir au moins des capacités au management et des qualités humaines qui m'ont été souvent déniées. Cela m'a valu le surnom de "Rambo" en société de service. Les managers avec un profil de "tueurs" sont souvent très  mal acceptés par leur subordonnés. Pour le côté technique, il semble qu'on ait reconnu ma capacité -dans certain cas- à aborder la complexité. Pour les connaissances techniques pures je pense être loin du compte pour pouvoir être utilisé professionnellement. Quand au bagage de diplôme il est quasi inexistant. C'est en France un handicap  (en plus de ma dyslexie) quasi insurmontable pour les hautes technologies même dans le privé. Je veux dire des handicaps pour accéder à des fonctions importantes.

Dans mon travail précédent j'ai pendant un mois subis aussi des provocations régulières:
"Ils engagent des vieux maintenant?"
"C'est un honneur de vous avoir dans notre équipe."
"Cela va être vite réglé."
"Non je n'aime pas ce type."
"Avec un caractère pareil il n'aurait pas pu rester en fac."
"Ils vont automatiser mais cela sera toujours en panne."
"Vous consommez trop de papier main."
"Il l'est."
"Il est en train de mourir. C'est lui qui hérite et qui va gerer le groupe. Il connait tous les métiers."
"Il n'en a jamais été question."
"Il pue." (du au travail très pénible et à la tenue vestimentaire couverte de projections d'aliment. Tenue changée seulement une fois par semaine).

Il m'arrive d’essayer de présenter une face souriante ou même sans me forcer d'éprouver de la sympathie. Cela dégénère souvent par un "il fait de l’œil". Pour ne pas causer de confusion je cesse donc de regarder des femmes en souriant. Cela a pour conséquence que l'on en déduit que je suis attiré par les hommes et qu'on m'envoie dans des organisations contrôlées par des groupes homosexuels. C'est là encore une situation quasi  kafkaïenne.
C'est une des raisons -je croie- qui explique que j'ai fini par me contenter de films pornographiques:
"Quelles sont belles et sensuelles! Regarde le beau sourire qu'elles me font (à la caméra). Elles ne vont certainement pas me reprocher de les allumer!"

Un bon manager ce doit de prévoir les réactions de ses subordonnés et de ne pas se révolter à chaque fois qu'il désapprouve ce qui est fait ou dit.

La solidarité entre homosexuel(les) est considérée par de nombreux membres comme sacrée. J'ai expérimenté quelle aboutit parfois et peut-être  de manière inconsciente à une prise de contrôle d'un service ou même d'une entreprise au profit de la communauté. Dans ce cas, des abus peuvent être commis et peuvent être  acceptés comme normal en réponse aux abus commis dans le passé contre les homos. Parfois la limite imposée par la loi est franchis. Remarquez qu'il serait injuste de considérer les homos comme les seuls auteurs de tels comportements. Cela existe aussi pour d'autre communautés:  politiques, culturelles, régionales, professionnelles, syndicales...... Parfois les intérêts de plusieurs communautés se mêle et le résultat est explosif.

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